" Mais Paris, à cause de sa beauté accidentelle, à cause d'un enchevêtrement d'immeubles et de masures, offre un véritable grenier d'enfance aux découvertes."
Jean Cocteau
Une exposition, un tableau ....une petite histoire :
Les Peintres Témoins de leur Temps
Musée du Luxembourg - 19 rue de Vaugirard - Paris VIe
4 Octobre - 2 novembre 1980 : La Maison
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" ... toute maison bien ordonnée est l'image de l'âme du maître."
Jean-Jacques Rousseau
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L'exposition " Les Peintres Témoins de leur Temps " célébrait cette année-là son trentième anniversaire.
Autrefois, elle se déroulait au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Puis pour la deuxième fois, ce fut le Musée du Luxembourg qui l'accueillit.
Les objectifs, les mots d'ordre, les raisons d'être n'avaient jamais changé. Depuis le début, il fallait traduire sous une forme plastique un moment de la vie quotidienne présente et retenir, pour une durée illimitée, sur la toile ou dans la pierre ou le bronze, un instant fugitif et déjà disparu.
En bref, ces artistes témoins d'hier et d'aujourd'hui, avaient tenu et tenaient à laisser le souvenir d'hommes, de choses et d'évènements qu'ils avaient vus et ressentis.
Cela supposait, évidemment, que ces artistes pratiquent une peinture et une sculpture qu'il est convenu d'appeler, sans que l'épithète donne entièrement satisfaction à personne, " figuratives "....
... Disons que c'était une forme d'art qui avait l'ambition d'être, selon la personnalité de chacun, une sorte de miroir des évènements de tous les instants qui constituent notre vie...
Chaque année un thème était proposé aux artistes. Par exemple en 1951 : le travail, en 1955 le bonheur,en 1960 la jeunesse, etc... en 1974 : la rue, en 1980 : la maison, en 1981 les quatre saisons....
Inutile d'ajouter que les places étaient convoitées et que ceux qui avaient la chance d'y participer depuis de nombreuses années ne les libéraient pas comme cela aux premiers venus !
Difficile l'entrée, difficile les thèmes imposés annuellement qui étaient souvent des pièges !
Mozziconacci s'était présenté plusieurs fois (la rue, la vie paysanne) avant d'être accepté pour la première fois en 1980.
Je garde un souvenir mitigé de cette exposition où il fut superbement placé à côté du peintre Verlinde dont les oeuvres m'impressionnaient et où je pouvais rester de longs moments en contemplation.
La gentillesse du peintre Carzou, lui aussi Académicien, qui se fit photographier devant le tableau de Mozziconacci, il faut dire qu'ils se connaissaient un peu, car leurs ateliers réciproques se trouvaient au
26 rue des Plantes. Puis les autres, si peu sympathiques qui le regardaient de travers comme si il leur avait volé cet emplacement si cher à leurs yeux !
Les jardins du Luxembourg étaient si beaux et le musée si agréable, ce fut une très belle exposition, des soirées dédicaces étaient organisées parfois, pour que le public puisse approcher les artistes et passer un petit moment avec eux...
À l'époque le comité directeur était constitué par des personnalités importantes telles que
M.Marcel Achard, M.Maurice Garçon, M. Jean Giono, M. René Huyghe, M. Maurice Rheims, tous de l'Académie Française, et le Président était M. André Flament.
Les objectifs, les mots d'ordre, les raisons d'être n'avaient jamais changé. Depuis le début, il fallait traduire sous une forme plastique un moment de la vie quotidienne présente et retenir, pour une durée illimitée, sur la toile ou dans la pierre ou le bronze, un instant fugitif et déjà disparu.
En bref, ces artistes témoins d'hier et d'aujourd'hui, avaient tenu et tenaient à laisser le souvenir d'hommes, de choses et d'évènements qu'ils avaient vus et ressentis.
Cela supposait, évidemment, que ces artistes pratiquent une peinture et une sculpture qu'il est convenu d'appeler, sans que l'épithète donne entièrement satisfaction à personne, " figuratives "....
... Disons que c'était une forme d'art qui avait l'ambition d'être, selon la personnalité de chacun, une sorte de miroir des évènements de tous les instants qui constituent notre vie...
Chaque année un thème était proposé aux artistes. Par exemple en 1951 : le travail, en 1955 le bonheur,en 1960 la jeunesse, etc... en 1974 : la rue, en 1980 : la maison, en 1981 les quatre saisons....
Inutile d'ajouter que les places étaient convoitées et que ceux qui avaient la chance d'y participer depuis de nombreuses années ne les libéraient pas comme cela aux premiers venus !
Difficile l'entrée, difficile les thèmes imposés annuellement qui étaient souvent des pièges !
Mozziconacci s'était présenté plusieurs fois (la rue, la vie paysanne) avant d'être accepté pour la première fois en 1980.
Je garde un souvenir mitigé de cette exposition où il fut superbement placé à côté du peintre Verlinde dont les oeuvres m'impressionnaient et où je pouvais rester de longs moments en contemplation.
La gentillesse du peintre Carzou, lui aussi Académicien, qui se fit photographier devant le tableau de Mozziconacci, il faut dire qu'ils se connaissaient un peu, car leurs ateliers réciproques se trouvaient au
26 rue des Plantes. Puis les autres, si peu sympathiques qui le regardaient de travers comme si il leur avait volé cet emplacement si cher à leurs yeux !
Les jardins du Luxembourg étaient si beaux et le musée si agréable, ce fut une très belle exposition, des soirées dédicaces étaient organisées parfois, pour que le public puisse approcher les artistes et passer un petit moment avec eux...
À l'époque le comité directeur était constitué par des personnalités importantes telles que
M.Marcel Achard, M.Maurice Garçon, M. Jean Giono, M. René Huyghe, M. Maurice Rheims, tous de l'Académie Française, et le Président était M. André Flament.
Des peintres témoins de leur temps
L'Oeil - n° 522 - Décembre 2000 - Janvier 2001
« Nous croyons et répétons sans lassitude, que l’art n’est vraiment grand que lorsqu’il est universel et s’adresse à tous les hommes et qu’il est accessible à tous et non à quelques initiés ou qui se croient tels », disait Isis Kischka à propos du salon « Les peintres témoins de leur temps » dont il fut l’initiateur en 1951. Chaque année, des peintres d’horizons différents se pliaient à l’exigence d’un sujet imposé en rapport avec l’homme et son environnement quotidien. Braque, Picasso, Matisse, Rouault, Van Dongen, Dufy ou Foujita travaillent, le temps d’un salon, sur des thèmes aussi différents que le dimanche, le bonheur, le sport ou la chanson. Tous ces thèmes, sensés réconcilier l’art et son public, obligent les artistes à se rendre sur le terrain. Pour le premier salon sur le thème du travail, Isis Kischka entraîne Léger, Chagall, Gromaire et d’autres dans des visites d’usines ou de chantiers. C’est dans l’émulsion de cette aventure artistique que nous plonge Jean-Pierre Osenat le 21 janvier avec la dispersion à Fontainebleau des archives de ce salon. Esquisses, dessins, aquarelles et autographes, en tout plus de 500 documents, témoignent de l’enthousiasme et de la grande créativité de cette aventure qui dura jusqu’en 1982.




























